mardi, avril 02, 2013

Critique de la série The Killing II


A première, la série The Killing II semble extrêmement ennuyeuse et ceux qui lisent mes critiques sur ce blog savent que je n’aime pas les séries lentes d’où mon dégout pour Breaking Bad… Cependant, au fil des épisodes, j’ai vraiment aimé la série The Killing II, car j’ai toujours dit que la caractéristique d’une bonne série est qu’on ne s’ennuie pas quelque que ce soit le sujet de la série. Et c’est ce que j’ai retrouvé avec la série The Killing II. Notons au passage que j’ai pu attraper que la seconde saison, mais j’ai pu me rendre compte assez rapidement de l’histoire.

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Comme son nom l’indique, la série The Killing II est un genre policier en mettant en scène deux enquêteurs sur le meurtre d’une jeune fille. Les enquêteurs sont une femme et un homme et déjà, la principale différence est qu’on est loin des super inspecteurs parfaits qu’on retrouve dans d’autres séries. Ils ont chacun leurs problèmes et ils tentent de concilier tant bien que mal leur travail avec leur vie personnelle plutôt chaotique. Le meurtre de la jeune occupe toute la trame de l’histoire et ce crime est au centre d’une bataille politique avec deux candidats. L’un des candidats a été accusé à tort du crime en question, mais il s’avère au final que le scénario était bien plus complexe.

 

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A bien des égards, la série The Killing II tente de surfer sur le genre de Wired ou The Shield avec des policiers qui se prennent des coups et qui avancent en surmontant difficilement tous les obstacles. Les deux enquêteurs vont devoir se battre contre tout en se faisant tabasser ou même interné dans un asile psychiatrique. On est à des kilomètres du genre de série où les politiciens débarquent et tout le monde se met au garde à vous. L’ensemble de la série The Killing II est très réaliste et le drame est omniprésent. La famille de la victime joue également un rôle dans la série avec un va et vient intéressant entre l’enquête et les problèmes de la famille. Une famille déchirée par la perte et qui est vulnérable à toutes les exploitations par les autres sur ce drame en question.

Le magazine USA Today a déclaré au sujet de la série The Killing II que c’est l’une des meilleures séries dramatiques au monde et pour être honnête, je suis parfaitement d’accord. Parfois, on est dégouté devant les saloperies de la nature humaine avec les différents protagonistes de la série The Killing II. Tout est bon du moment qu’on gagne et qu’on devient riche et célèbre. Mais la chute ou le final de la série The Killing II est juste énorme. Le retournement de situation est assez incroyable et on n’a que que la pitié pour la personne qui a commis le meurtre de cette fille…Si, si ! Regardez-la et vous verrez.

 

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Sur de nombreux aspects, la série The Killing II me rappelle beaucoup les productions allemandes avec leurs décors et leurs personnages très sobres. D’où la preuve qu’une production américaine peut tirer son épingle du jeu si elle ose aller à contre-courant des tendances actuelles des superflics. Si vous avez aimé The Wired ou The Shield ou évidemment le premier The Killing, vous serez enchanté par la série The Killing II. Le seul bémol est la lenteur des épisodes. Cela se traine sans cesse et on a l’impression que les choses ne bougent pas, mais on finit par s’y habituer et on comprend que c’est le message sous-jacent de la série The Killing II, à savoir, on trébuche à chaque pas pour arriver jusqu’à la fin et là, on s’aperçoit qu’une autre merde va nous tomber dessus sans nous laisser le temps de respirer.

En conclusion, on peut dire que la série The Killing II est excellente même si elle ne plaira pas à tout le monde. Sur ma notation, je donne une note de 8/10 à cette série.

Critique de la série Hunted


 

Hunted est une série que j’ai découvert par hasard et que j’ai vraiment apprécié par son authenticité et son approche assez éloignée des productions américaines. Même si le scénario surfe sur l’espionnage, on sent un aspect rafraichissant que ce soit dans la performance des personnages ou le scénario. La série Hunted met en scène une jeune espionne qui se blesse gravement au cours d’une mission et qui veut découvrir la vérité sur ce qui lui est arrivé par ses propres moyens. Scénario assez classique en somme, mais la différence est que l’espionne travaille pour une entreprise privée comme une mercenaire. Une autre différence fondamentale est que la série Hunted est une production anglaise. On verra ainsi la superbe ville de Londres, mais surtout une façon de tournage qui est aux antipodes des séries américaines.

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Que ce soit la façon de parler, de bouger ou même de raconter l’histoire, tout est différent et c’est ce qui m’a plus dans cette série. La violence est parfaitement dosée. Les séries américaines ne connaissent pas l’équilibre dans ce domaine, car soit, c’est outrageusement violent tels que True Blood ou Game of Throne, soit c’est la violence est insignifiante avec un aspect lisse qui nous fait chier un max plutôt qu’autre chose.

Ainsi, un des personnages de la série Hunted, un tueur, a coutume de tuer ses cibles en leur enfonçant une seringue dans l’œil pour éviter de laisser la moindre trace. Quand on a vu une pareille chose, je peux vous dire que les séries américaines peuvent aller se rhabiller. Mais ce qui différencie vraiment la série Hunted des autres est son scénario qui est plutôt bien foutu. Même si les scènes sont prévisibles, il arrive qu’on soit surpris par la tournure des évènements, mais ce n’est pas le foutu Deux Ex Machina typique des séries américaines. Si vous avez la chance de la voir, vous remarquerez certaines similitudes avec la série Homeland que j’ai trouvé plus que décevant. Je dirais que Hunted est bien plus supérieur à Homeland, notamment par l’authenticité du jeu d’acteurs et l’originalité du scénario. Une série américaine va toujours se concentrer sur la lutte contre le terrorisme avec les méchants musulmans d’un coté et les très gentils américains de l’autre. Dans la série Hunted, les rôles sont flous et c’est ce qui fait le charme de cette série. On n’hésite pas à utiliser tous les coups bas pour arriver à ses fins.

On retrouve le charme So British dans tous les aspects de la série Hunted. Et on est content que le cinéma anglais et les séries anglaises commencent à se faire une place par rapport à une hégémonie des productions américaines qui frisent parfois avec une médiocrité sans limite.

En conclusion, on peut dire que la série Hunted mérite le détour même si les derniers épisodes manquaient un peu de punch comparé aux premiers. On doit espérer que la prochaine saison, s’il y en a, ne va pas baisser en qualité, car on a vu de nombreuses séries qui ont fait des démarrages fracassants, mais qui se sont ratatinées au bout du compte. Sur ma notation personnelle, je donne une note de 7/10 sur la série Hunted.

dimanche, mars 10, 2013

L’excision des femmes en Islam


 

L’excision des femmes en Islam a lancé un vaste débat sur de nombreux pays sur la légitimité ou non de cette pratique. On peut dire qu’une grande partie refuse cette pratique en estimant qu’elle n’a aucune base juridique et dont l’objectif est de rabaisser la femme dans la société. Quelques pétitions ont circulées demandant l’interdiction de cette pratique sous la forme d’une Fatwa. Cependant, il est faux de dire que l’excision est interdite en Islam, car elle est un dérivé de la circoncision qui est obligatoire pour les hommes. Il y a plusieurs écrits qui attestent de la pratique de l’excision, mais le principal concerne les 5 rites purificatoires qui sont :

 

  • La coupure des ongles
  • Arranger la moustache
  • Le rasage des poils pubiens
  • Le rasage des poils sous les aisselles
  • La circoncision

 

Les académiciens ont estimés que ces pratiques sont valables à la fois pour les hommes et les femmes incluant la circoncision. Un autre hadith plutôt controversé concerne la relation sexuelle où il est fait mention de la rencontre des deux parties circoncises de l’homme et la femme et où la purification (Ghusul) est obligatoire. De ce fait, il est totalement idiot de dire que l’excision est interdite en Islam, car cette pratique a perdurée depuis des siècles. Les mouvements de contestation sont surtout des personnes qui sont conditionnés par une société occidentalisée et qui confondent les variantes de l’excision. Il existe trois types d’excision allant de la plus légère jusqu’à l’ablation totale. Et cette dernière est interdite en Islam tandis que la première est sans conséquence et c’est elle qu’on prescrit. A une femme de Médine qui pratiquait l’excision, le Prophète aurait déclaré que l’ablation doit être moindre que celle des hommes indiquant qu’on fait référence à l’ablation la plus légère et la moins douloureuse.

Ensuite, on a des médecins et des scientifiques qui déconseillent ces pratiques à cause des risques encourus. On doit comprendre qu’il s’agit de l’opinion individuelle et non d’études qui prouvent la dangerosité de cette pratique. Aucune étude ne mentionne le fait que l’excision a généré des problèmes pour la femme que ce soit au niveau de sa santé ou même de son épanouissement sexuel. Ce qui est interdit est la pratique traditionnelle de l’excision qui comporte des risques. Cette pratique traditionnelle implique que ce sont des membres de la famille qui la pratiquent au lieu de faire appel à des personnes compétentes. Et cette pratique doit être proscrite, car elle perpétue des traditions injustes plutôt que le respect de la loi islamique.

Le problème étant que l’excision est illégale dans la plupart des pays, car elle s’apparente à de la mutilation et une attaque contre les droits fondamentaux de l’être humain. La liberté de culte ne peut être utilisée pour justifier l’excision au regard de la loi, car elle est secondaire par rapport aux droits fondamentaux. Maintenant, est-ce que l’excision est obligatoire pour les femmes en Islam ? Et bien non ! Elle est obligatoire pour les hommes et recommandée pour les femmes. On a coutume de dire que cette pratique est un honneur pour les femmes si elle suit un cadre parfaitement réglementé. Quoi qu’il en soit, l’excision est minoritaire de nos jours et elle est surtout pratiquée en Afrique, au Maghreb et certains Etats en Inde.

lundi, mars 04, 2013

Critique de la série Revenge


 

La série Revenge est déjà sortie depuis 2011/2012, mais ce n’est que maintenant que j’ai eu l’occasion de la voir. Mon impression sur la première saison est plutôt mitigée malgré un bon départ. Et j’avais décidé de zapper la critique de la série Revenge jusqu’à ce que je regarde la seconde saison où je dois dire qu’ils ont arrangés pas mal de choses. Le style de la série Revenge est un mélange de Monte-Cristo et de Dallas même si ce dernier prend totalement le pas sur la seconde saison. La série Revenge raconte l’histoire d’Emily Thorne (interprétée par Emily Vancamp) qui veut se venger de la famille Grayson  qui a accusée son père à tort et qu’il est mort en prison. Donc, sa fille, Emily Thorne, hérite d’une grosse fortune et elle décide de se venger de cette famille en faisant payer tous les coupables. Et on sent immédiatement l’inspiration d’Edmond Dantès et de Monte-Cristo sauf que cette fois, Dantès se balade en mini-jupe, révolution des mœurs et féminisme oblige !

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Les premiers épisodes de la première saison ont étés vraiment intéressants, car chaque épisode concernait la vengeance d’un coupable. On s’identifiait à cette jeune femme qui veut se venger de ses ennemis, mais la suite est devenu un peu du n’importe quoi. De nos jours, les séries américaines abusent énormément du Deus Ex Machina qui indique un rebondissement dans le scénario. Une fois, ça va, deux fois, ça peut aller, mais systématiquement, cela devient incohérent et on s’emmerde devant les épisodes. Et c’était ma principale critique de la série Homeland. Il y a certains personnages qui sont totalement inutiles et qui servent uniquement de faire-valoir à ces zolies demoiselles qui se crêpent le chignon. Dans la première image, on voit le plus bel exemple de ce personnage inutile. Ce joyeux luron est un ami du père d’Emily Thorne qui a investi dans son entreprise sur internet alors que personne ne croyait en lui. Et évidemment, ce personnage s’inspire de Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook. Mais ce personnage est une telle poule mouillée qu’on se demande si quelqu’un a vraiment bien lu le scénario. Et en plus, il est gay (à vérifier) ce qui est plutôt très féministe comme approche scénaristique.

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Le rôle de Victoria Grayson est plutôt bien interprétée. En bref, c’est la garce avec un G majuscule qui fait tout ce qu’elle peut pour atteindre ses objectifs et si ces derniers impliquent de laisser des cadavres à la traine, alors ainsi soit-il. Que ce soit le physique, le langage et la prestance, l’actrice joue parfaitement son rôle. Mais l’une de mes principales critiques de la série Revenge Saison 1 est que le scénario se détourne énormément du concept de vengeance pour utiliser celui des séries telles que Dallas ou Dynastie. C’est une querelle entre des familles riches et puissantes et la mission d’Emily Thorne ne devient qu’un accessoire de seconde zone pour meubler ces querelles. Donc, j’ai été assez déçu par la première saison et généralement, je ne regarde pas les autres saisons si je n’ai pas aimé la première. Mais comme il n’y a pas beaucoup de bonnes séries en ce moment, j’ai quand même tenté ma chance avec la seconde saison de Revenge et miracle, on retrouve le suspens et un certaine cohérence dans l’histoire.

Le fait est que les producteurs ont décidés d’abandonner le concept de vengeance pour privilégier l’approche de Dallas et des intrigues propres à ce type de série. Et même s’il y a toujours ces putains de Deus Ex Machina, par exemple, Victoria Grayson, qui se fait sauter dans un avion, est miraculeusement ressuscité dans la seconde saison ! Les producteurs ont sans doute remarqué que sans ce personnage, la série perdrait énormément de son intérêt. Donc, les rebondissements s’enchainent pour la seconde saison de Revenge, mais cette fois, ces coups de théâtre s’inscrivent dans un tissage cohérent du scénario. C’est parfois difficile à avaler, mais ça tient quand même la route. On est assez éberlué par le changement du comportement de Nolan (le mec gay) qui devient subitement hétéro et qui tombe même sous le charme d’une indienne (Ah ! l’intégration des hindous dans la société et le Show-Biz américain).

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Le suspend est omniprésent alors que je n’en suis qu’à la moitié de cette saison, mais je dois admettre que les scénaristes se sont rattrapés en beauté après le couac de la première saison. Donc, ma critique sur la série Revenge est que c’est une excellente série directement dans la lignée des grandes sagas avec les coups bas et les magouilles des puissants de ce monde. On y voit la puissance de l’argent et du pouvoir qui broie sans aucune pitié les victimes qui se dressent sur leur chemin. Sur ma note, je donne un 8/10 sur la série Revenge. Bien sûr, vous pouvez zapper la première saison pour profiter de la seconde qui est de bien meilleure facture, mais l’intrigue est tellement complexe que vous n’y comprendrez rien.

vendredi, mars 01, 2013

Critique sur Django Unchained


 

Je viens enfin de voir le film Django Unchained dont les médias ont tant vantés les mérites et force est de constater qu’ils ont raison en partie, mais ce n’est pas le chef d’œuvre que certaines critiques avancent. Django Unchained raconte la vie d’un esclave qui a été libéré et qui fait équipe avec un chasseur de prime pour retrouver sa femme et tuer tout ce qui bouge sur le chemin. Le scénario est d’une simplicité navrante, mais la brutalité et la violence sont outrageusement distillées typiques des films de Quentin Tarantino. Du sang en hectolitre, des scènes d’une violence extrême envers les esclaves hommes ou femmes et une haine détestable des blancs esclavagistes.

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Quentin Tarantino semble faire une fixation sur les allemands et leur prétendue supériorité face aux américains. Car l’un des gentils dans Django Unchained est interprété par Christoph Waltz qui jouait déjà un agent de la gestapo dans Inglourious Bastard. C’est lui qui libère Django interprété par Jamie Foxx pour aller massacrer et tuer comme tout chasseurs de prime qui se respecte. On retrouve également le langage stylé des étrangers comparé aux langages bouseux des méchants américains. Les critiques sur Django Unchained qui ont dit que c’était un Western sont des aveugles ou des cons ou les deux, car ce film n’a rien d’un Western, mais une succession de scènes ultra-violentes avec en toile de fond des concepts empruntés à l’esclavagisme et la chasse pour la prime.

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Je dois dire que l’interprétation de Jamie Foxx dans le rôle de Django Unchained est superbe. Il a la carrure, la personnalité et même la voix d’un Django. Pour les ignorants du style Far West, Django était un légendaire chasseur de prime et certains disent qu’il avait tué des centaines de personnes. On disait aussi qu’il était d’origine mexicaine tandis que d’autres avançaient que c’était un métis noir. Il y a près d’une dizaines de films du Far West qui ont été tournés sur Django, mais Django Unchained mérite l’une des dernières places par son scénario simpliste et abracadabrant. Premièrement, un noir n’aurait jamais pu survivre aussi longtemps dans cette période où l’esclavagisme était une chose banale.

Leonardo DiCaprio interprète le rôle du propriétaire qui possède la femme de Django et il est un sadique et un raciste de la pire espèce. Comme d’habitude, Di Caprio nous offre une prestation exemplaire même s’il n’est pas fait pour les seconds rôles et c’est ce qu’il est malgré les apparences.

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Enfin, Samuel L. Jackson interprète le rôle d’un vieil esclave noir qui a complètement retourné sa veste et a été conditionné par ses maitres pendant toutes ces années. C’est même lui qui arrive à stopper Django pendant un certain temps avant que celui-ci ne fasse tout péter. Je dois dire que Samuel L. Jackson est loin d’être convaincant, car il n’est absolument pas fait pour les mauvais rôles. Le seul où il a réussi est le film Indestructible avec Bruce Willis. En conclusion, mon avis sur Django Unchained est que c’est un film bon, mais sans plus. C’est du pur Tarantino et j’ai même accéléré certaines scènes tellement c’était prévisible. NON, ce n’est pas le meilleur film, et NON, il fait vraiment pâle figure à coté des films légendaires du Western tel qu’Il était une fois ou Le bon, la brute et le truand.

vendredi, février 01, 2013

Critique de la série Homeland


 

J’ai enfin eu l’occasion de voir la série Homeland qui a remporté la palme de la meilleure série de 2012. Le fait qu’elle succède à Breaking Bad me laissait sceptique sur la qualité réelle de la série et on peut dire que j’avais partiellement raison d’en douter. Le scénario, les personnages et la performance des acteurs sont assez bons dans la série Homeland, mais cela ne suffit pas pour en faire une très grande série à mon sens. Le gros problème des séries américaines actuelles est qu’elles surfent énormément sur la vague de la lutte contre le terrorisme et de la stigmatisation des musulmans et la série Homeland n’échappe pas à cette règle. Dans mon article des meilleurs séries 2012, j’avais dit que j’espérais que Homeland sorte des sentiers battus et américanisés du genre de 24 heures, mais la triste vérité est que cette série va de cliché en cliché pour nous offrir un truc à la limite du potable.

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Il y a deux principaux personnages dans la série Homeland, Carrie Matison et Nicolas Brody. Carrie est une jeune agent à la CIA chargée du renseignement dans la lutte contre le terrorisme. Lors d’une de ses missions en Irak, elle apprend qu’un soldat américain emprisonné a été retourné par Al Quaida pour commettre un attentat sur le sol. Quelques mois plus tard alors qu’elle a été mise à pied pour ses dérives en Irak, elle apprend qu’une mission de sauvetage a récupérée un soldat prisonnier du nom de Nicolas Brody et notre jeune super agent pense que c’est le prisonnier qui a été retourné par Al Quaida. Et toute l’intrigue de la série Homeland commence à partir de ce scénario mille et fois repris par d’autres séries et films. La seule différence est que cette fois, le terroriste est américain. L’administration accueille Brody en héro tandis que Carrie met en place une surveillance 24h24 sur le domicile du méchant terroriste et cette surveillance qui n’a pas été autorisée.

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Le reste du scénario se concentre sur la tentative de trouver des preuves contre Brody avec des scènes érotiques assez chaudes pour ne pas emmerder le spectateur. Les premiers épisodes de la série Homeland s’étalent beaucoup sur le retour de Brody à une vie normale et ce n’est pas une chose facile. Et son comportement parsemé d’hallucinations, d’angoisses et crises brutales ne font que confirmer à notre super agent que Brody est vraiment un terroriste. Le moindre comportement qui sort de la normale est automatiquement suspect. Le scénario ne prend pas en compte que ce prisonnier a été torturé pendant 7 ans et que n’importe qui d’autre aurait perdu la boule. Et c’est ma principale critique contre la série Homeland, un manque assez flagrant dans le scénario. Bien sûr, les américains ont encensés cette série puisqu’ils s’identifient aux personnages, mais en fait, il est ahurissant de voir les médias français qui reprennent cette opinion tout faite. Une bonne scène est lorsque Brody se cache dans son garage pour effectuer une des 5 prières de l’Islam parce que c’était le seul moyen de calmer ses angoisses. Le scénario pointe vraiment dans la stigmatisation pure et simple de tous les musulmans.

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Et cela se conforme avec l’un des dialogues. La C.I.A découvre une personne qui est un des contacts possibles avec l’un des chefs d’Al Quaida et le mec lui demande : Il est musulman ? Alors l’autre abruti lui répond : Oui, mais il n’est pas pratiquant ! Voilà une superbe phrase qui révèle toute l’idéologie islamophobe et inspirée des faucons américains. Donc, tous les musulmans pratiquants du monde sont des terroristes ? En fait selon la société américaine, le bon musulman est celui qui n’obéit à aucun des 5 piliers de l’Islam et on peut voir la même idéologie nauséabonde en Europe avec une augmentation exponentielle de l’islamophobie. Mais la série Homeland a connu un succès à cause d’un renversement de scénario qui se produit vers le 7 et 8e épisode.

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Jusqu’à présent, Carrie était certaine que Brody était le terroriste présumé et quelques uns de ses amis commençaient à croire à son délire. Ce qui n’a pas empêché à ce super agent de se faire sauter par le terroriste présumé à l’arrière d’une voiture (Une nouvelle technique d’interrogatoire ?). Donc au 8e épisode, dans un retournement de situation digne des navets de la plus belle époque, on apprend que ce n’était pas Brody qui était le terroriste, mais son coéquipier qui était censé être mort en Afghanistan (tué par Brody lui-même). Et le fait que ce coéquipier soit un noir alors que Brody soit un blanc relève évidemment de la pure coïncidence et ce n’est en aucun cas un des préjugés d’une certaine partie de la population américaine. Franchement, je suis déçu par la série Homeland alors que j’attendais un scénario bien plus sophistiqué. Il est vrai que les scénaristes tentent d’apporter de l'originalité sur certains détails, mais le fait est que ce ne sont que des détails tandis que la trame principale est juste emmerdante à mourir.  Finalement, on apprendra que Brody n’était pas vraiment le gentil dans l’histoire (faudrait savoir, bordel !)

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Mais le pire est que la série Homeland n’arrive à sortir du schémas des gentils américains contre tous les méchants musulmans. Ainsi, un couple composé d’un homme oriental et d’une américaine blanche fait partie des membres de la cellule terroriste. Et le scénario penche encore fois une sur le cliché : La pauvre jeune femme a été endoctriné pendant son enfance et ce n’est pas de sa faute si elle veut tuer le président !! La série Homeland n’est jamais équilibrée dans ce rapport de force et c’est pourquoi, je n’aime vraiment pas cette série même si tout le monde s’accorde à dire le contraire. Comme à mon habitude de noter les séries que je regarde, je donne une note de 6/10 sur la série Homeland.

mercredi, janvier 30, 2013

Critique de la série Once Upon a Time


 

La série Once Upon a Time était classée par les 20 meilleurs sur le site MetaCritic. J’ai regardé la première saison et je me dis que je suis encore tombé dans le panneau de me fier uniquement à ces critiques plutôt que de me faire ma propre opinion. Si l’idée de base de la série Once Upon a Time est intéressant, la performance des acteurs, le scénario, et la mise en scène sont catastrophiques. En fait, la série Once Upon a Time est une ode à la gloire du mouvement féministe tellement elle est merdique.

 

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Comme son nom l’indique, la série Once Upon a Time (Il était une fois) raconte les contes de fées, mais avec une approche contemporaine. On a tous les personnages tels que Blanche-Neige, le prince Charmant, Cendrillon, etc et la méchante reine bien évidemment. Cette reine lance une malédiction sur le royaume de conte de fées et Boum, tous les personnages des contes se retrouvent emprisonnés dans la vraie vie dans une ville appelé StoryBrook. L’héroine de l’histoire est la fille de Blanche-Neige et du Prince Charmant (Sic) qui débarque dans cette ville et qui peut briser la malédiction. Le gros problème de la série Once Upon a Time est que les contes de fées qui devraient occuper l’aspect central de la série ne sont que des éléments superficiels pour illustrer la vie américaine dans une petite ville et surtout, on remarque des propagandes extrêmes du mouvement féministe. C’est tellement présent que cela donne la nausée !

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Tous les hommes de la série Once Upon a Time ne sont que des faire valoir comparé aux personnages féminins. Le prince Charmant est un salaud qui s’envoie avec une autre et délaisse Blanche-Neige. Le chasseur qui devait tuer cette dernière s’envoie la méchante reine et le reste des personnages masculins ne sont que des éléments du décor qui remplissent les dialogues. L’idéologie féministe est omniprésente dans tous les aspects de l’histoire. On a la fille de Blanche-Neige et du prince Charmant qui a abandonné son fils, la méchante reine qui est une self made Woman qui règne sur la ville d’une main de fer, on a même Blanche-Neige qui a une coupe-garçon !! Non mais sérieux, les scénaristes ont complètement pervertis l’esprit des contes de fées. Rumple Stitskin est un salaud de la pire espèce qui contrôle tout ce beau monde. Franchement, comment peut-on faire une déformation pareille des contes de fées ? C’est pire que la série Grimm qui était déjà une belle merde, mais la série Il était une fois nous montre qu’on peut toujours faire pire.

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Je ne suis pas vraiment contre le mouvement féministe, mais les séries américaines sont devenus tellement partisanes de ce mouvement que cela donne envie de gerber. Je veux dire que même la narration des contes de fées a été complètement pervertie pour s’adapter à cette idéologie. En fait, la série Once Upon a Time n’est qu’un remake minable de Desperate HouseWives en exploitant simplement les contes de fées comme un arrière-plan. Alors mon avis sur la série Once Upon a Time est qu’il faut l’éviter comme la peste, car c’est une insulte aux contes de fées. Je dirais que les seules adaptations réussies de contes de fées était le film Les frères Grimm avec Matt Damon et le dessin animé La véritable histoire du petite chaperon rouge. Il y avait de l’humour, une exploitation parfaitement réussie du mythe et une approche qui permet d’étendre la philosophie des contes de fées.

Sur ma note, je donne un 3/10 à la série Once Upon a Time.