mardi, juin 18, 2013

Le livre des 3 lauriers dans la sorcellerie en Islam


 

Le livre des 3 lauriers est sans doute le plus important de la sorcellerie, notamment en Afrique et au Maghreb. Il possède un index sur les différents types de sortilèges et on estime qu’il est la base de la sorcellerie moderne.  On estime qu’il a été écrit par un Allemand appelé Gunthard Hammerschmitt même si son existence est très floue et d’autres spécialistes de ce domaine estiment qu’il n’est qu’un personnage inventé par 4 docteurs en Science occultes. Mais on retrouve les traces de Gunthard Hammerschmitt dans de nombreux ouvrages traitants de la sorcellerie. Cet Allemand converti à l’Islam lorsqu’il a atteint sa 35e année a pris le nom d’Abdullouhallah bin Hamid et c’est ce nom qui apparait dans le livre des 3 lauriers.

Vrai nom ou pseudo : Je n’ai pas fait de faute en écrivant le nom d’Abdullouhallah bin Hamid et cela m’incite à penser que ce n’est qu’un pseudo, car Abdullouhallah  n’est pas un vrai nom arabe. J’ai ma petite idée sur le vrai auteur de ce livre, mais pour plus de clarté, on utilisera toujours le pseudo.

Le web étant un vaste foutoir où on peut trouver de tout, il est étonnant qu'on trouve très peu de références sur le livre des 3 lauriers. L'un des rares sites qui en parlait a disparu depuis près de 4 ans et c'était un site intéressant qui parlait beaucoup de choses occultes. Et je l'ai répété à plusieurs reprises, je ne crois pas à toutes ces choses, mais elles me fascinent que ce soit dans la forme ou le fond et comment des croyances créées par l'imaginaire peuvent devenir des idées et des concepts proches du réel. La sorcellerie telle qu'on la connait aujourd'hui tient plus du spectacle et des tours de voyance que des charlatans ou des marabouts vous font payer à prix d'or.

Mais la littérature sur la sorcellerie est beaucoup plus sombre et radicale sur de nombreux points. Le livre des 3 lauriers est tellement sombre qu'aucun éditeur n'a voulu faire une édition moderne ou même une traduction à partir de l'allemand. Donc, l'auteur de ce livre, Abdullouhallah bin Hamid, était une sorte de secrétaire ou de scribe et on connait très son peu de métier. Une simple introduction raconte sa journée quotidienne où il écrit des textes pour les " puissants " de la ville. Ce terme de " puissants " revient souvent dans ce livre et on sent un dégout farouche à son égard. Pour combler son temps libre, il décide de compiler des ressources sur la sorcellerie à la fois en Occident, mais aussi en Orient et en Afrique. Et c'est là que ce livre prend tout son intérêt, car c'est l'un des rares ouvrages qui arrivent à combiner des sciences provenant de cultures diamétralement différentes.

Le livre des 3 lauriers ne prend pas des pincettes, car la phrase d'introduction frappe le lecteur de plein fouet :

Vous avez emprunté un chemin bien sombre si vous lisez ces lignes !

Cependant, le livre des 3 lauriers se concentre peu sur le concept du bien ou du mal de la pratique, car il estime que tous les moyens sont bons pour réussir ses objectifs.

 

La communauté Soufi des Hullapakori

 

J’ai obtenu ce livre par le plus grand des hasards à l’époque où mes articles sur l’interprétation des rêves en Islam commençaient à devenir populaires. De nombreuses personnes m’ont contactées pour proposer leur service (des arnaques dans la plupart des cas), mais d’autres m’ont offert des conseils et c’est l’un d’eux qui m’a parlé de ce livre. Comme je l’ai mentionné, il n’y a aucun site qui parle de ce livre, même ceux qui parlent de la sorcellerie. La seule référence sur un livre de sorcellerie s’appelle le livre de Cornelius Rumstuckle dont le vrai nom est James Herbert Brennan qui est un auteur spécialisé dans le paranormal. En fait, ce livre est un pur concentré de conneries et de bêtises pour les esprits crédules et je n’ai pas cessé de rigoler quand j’ai lu ce livre de Cornelius Rumstuckle.

C’est là que cette personne a expliqué que ce livre des 3 lauriers est tellement dangereux qu’il n’a jamais été adapté. Il l’avait trouvé lorsqu’il avait visité une communauté isolée qui s’appelle les Hullapakori qui pratiquent un Islam extrêmement ésotérique avec beaucoup d’influences du soufisme. Cela fait quelques mois que j’ai déjà reçu ce livre des 3 lauriers et la connaissance en question avait raison sur un point, ce livre est l’un des plus terribles et les plus sombres que j’ai lu et pourtant, j’en ai lu des milliers. Le ton est extrêmement radical où il n’y a aucune pitié pour les victimes de ces sorts.

 

Une terreur sans nom en parcourant le livre des 3 lauriers !

 

En fait la première fois, je n’ai lu que quelques pages. Les sortilèges islamiques que j’ai vu sont indétectables et sans aucun remède. Même si 80 % des sorts se concentrent sur des attaques maléfiques, on trouve aussi quelques remèdes bénéfiques, notamment pour la fertilité.

livre-3-laurier_2

 

Le livre qu’on peut voir sur l’image n’est qu’une représentation, mais ce qui nous intéresse est le symbole tout en bas. J’ai essayé de recréer ce symbole en grandeur nature pour comprendre pourquoi cet ouvrage s’appelle le livre des 3 lauriers.

 

livre-3-lauriers_1

A la base, le laurier a une importance considérable dans la sorcellerie occidentale et Abdullouhallah bin Hamid l’a sans doute intégré à cause de ses origines allemandes. Le laurier est une plante qui guérit, mais on s’en sert aussi dans les filtres d’amour et surtout sur les Shours dont en on reparlera plus tard, car tous les sites que j’ai vu ne racontent que des bêtises sur le Shour. Dans le symbole ci-dessous, on voit trois lauriers qui se mélangent. Les deux premiers sont identiques et ils font référence au type de sorcellerie signifiant que cette pratique sera toujours maléfique même avec les meilleures intentions du monde. Le troisième laurier noir au centre indique le résultat du sortilège indiquant que les impacts sur la victime seront terribles. Et le symbole en forme de T séparé est en fait la lettre Alif, la première lettre de l’alphabet arabe. Dans de nombreuses doctrines islamiques, la lettre de l’Alif pointe vers l’Afat qui est une expression arabo-indienne signifiant le malheur ou la catastrophe. Et la signification sous-jacente de ce symbole est que si on utilise la sorcellerie de ce livre, vous allez provoquer 3 catastrophes, à savoir, la destruction de la victime, votre propre destruction car une fois qu’on a emprunté ce chemin, vous plongez dans le noir pour toujours et enfin, le malheur collatéral qui touche toutes les personnes qui sont proches de l’agresseur et de sa cible.

Il est assez étrange de retrouver des origines indo-arabes dans le livre des 3 lauriers, mais sans doute parce que la sorcellerie indienne utilise des pratiques radicales telles que le sacrifice et l’exsanguination. Et en parlant de sang, la plupart des sortilèges de ce livre l’utilisent à des degrés divers. Cela va du sang d’un poisson encore vivant jusqu’à l’extrême du sang humain.

On peut se demander pourquoi lire un tel livre alors qu’il est si sombre ? La même raison qui m’a poussé à l’interprétation des rêves qui est ma curiosité et ma soif de connaissances. Et en fait, je ne crois pas aux sortilèges de ce livre, mais c’est plutôt la description des différents cas qui vous glace le sang, car oui, le livre des 3 lauriers est le seul livre de sorcellerie qui présente des cas réels où son auteur, Abdullouhallah bin Hamid, a pratiqué les techniques de ce livre sur certaines personnes.

 

Les sortilèges islamiques présents dans le livre des lauriers

 

Le livre des 3 lauriers possède environ 4200 sortilèges différents avec leur méthode de préparation et des solutions pour en guérir même si l’auteur affirme qu’on puisse s’en débarrasser définitivement. Les sortilèges sont classés dans des catégories telles que :

  • L’amour (omniprésent)
  • Le mariage
  • Le travail
  • L’argent
  • La famille
  • Le couple
  • Les enfants
  • La destruction partielle
  • La destruction totale
  • Evasion
  • Réussite des objectifs
  • Echec des objectifs
  • Le sexe par l’attirance extrême
  • Guérison psychologique (jalousie, envie, colère, obsession, haine, etc)

Evidemment, je n’a parcouru qu’une fraction de livre, car j’ai été dégouté par la description des sorts. Mais on remarque que le livre des 3 lauriers se concentre sur l’entourage d’une personne et ce ne sont pas des attaques à longue distance qu’on peut voir dans des manuels de sorcellerie occidentaux.

 

Le sortilège du Shour, arnaque et tromperie

 

J’ai apprécié ce livre par son aspect pédagogique, car il explique de nombreux concepts sur la sorcellerie. L’auteur se fait une joie de démonter les soi-disant guérisseur, marabout et autre charlatans. Ainsi, un chapitre entier est consacré à la définition du Shour dans la sorcellerie en Islam.  Une définition très vague de ce concept est des sortilèges qui se concentrent sur les relations de couple, l’attirance sexuelle et la création d’une dispute au sein d’une famille.

L’auteur du livre estime que le Shour n’est qu’une invention de ces charlatans afin de leur vendre des remèdes, des onguents et autres talismans à prix d’or. Il explique que le Shour n’est qu’une version différente et édulcorée du mauvais oeil (qui existe réellement). Il ajoute que l’efficacité du Shour se base sur la crédulité de la personne que ce soit au niveau culturel ou de la sorcellerie. La pratique du Shour est très présente dans les régions rurales algériennes et marocaines à cause du faible niveau d’éducation chez cette population qui est prête à croire tout ce qu’on lui raconte du moment qu’elle ressemble à une explication cohérente.

L’auteur ajoute que le Shour permet aussi d’éviter d’avouer ses propres erreurs et son hypocrisie. Si une relation de couple tombe à l’eau, il est plus facile d’accuser des sortilèges que son propre comportement ou caractère qui a détruit cette relation. Les mots sont crus et on sent que l’auteur déteste ces praticiens qui trompent les autres par des affirmations insensées. Un exemple de citation dans son livre :

Des ânes bâtés,  voilà ce qu’il sont ! Comment peuvent-il se prétendre comme des hommes de science et de religion alors qu’ils n’hésitent pas à laver le corps de jeunes filles innocentes en leur faisant croire que cela les purifie ? Pensent-t-ils sérieusement qu’une personne sensée va croire à leurs inepties. La base de la sorcellerie se fait par l’esprit et non par des gestes ridicules digne d’un singe.

Et encore, j’ai modifié quelques expressions qui auraient choqués certains. Le concept de la sorcellerie mentale est très présent dans ce livre et on se rend compte que le mauvais oeil est le pivot central de toute son approche. Ainsi, Abdullouhallah bin Hamid estime que la sorcellerie la plus efficace se fait par la pensée. Les gestes et les paroles sont des artifices idiots pour les faibles d’esprit.

 

La chair au coeur de ce livre

 

L’une des principales raisons pour laquelle ce livre a quasiment disparu est la place prédominante aux sorts qui impliquent les plaisirs de la chair. Que ce soit sur la domination d’une femme sur un homme, la réussite d’un mariage ou même trouver un mari consentant, les plaisirs charnels sont au coeur de certaines techniques. Selon son opinion, les plaisirs charnels sont parmi les plus intenses et les plus purs dans un certain sens. Cette relation ne contient ni le mensonge, ni une fourberie, car les deux personnes sont littéralement à nu que ce soit sur le plan mental ou physique.

Cette technique est évidemment recommandée pour les femmes, mais les hommes ne sont pas en reste. Dans ce domaine, l’auteur utilise librement son origine et éducation occidentale pour expliquer et justifier cette pratique.

Ce livre n’est pas seulement un essai sur les sciences occultes. Mais il aborde aussi la profondeur de la nature humaine et de la psychologie. Selon ses observations, la sorcellerie n’est pas quelque chose de surnaturel, mais bien une compréhension profonde de l’esprit et des émotions pour mieux le contrôler.

 

 

 

lundi, juin 10, 2013

Avis sur Bing Bang Theory Saison 5


 

On peut dire ce qu’on veut, mais le série Big Bang Theory était partie d’une très bonne idée qui était d’utiliser des références technologiques pour attirer un certain public, mais l’évolution de la série a été catastrophique avec une succession de clichés aussi dégueulasse les uns que les autres.

big-bang-theory-saison-5_1

 

Sortie depuis quelques mois, Big Bang Theory saison 5 n’échappe pas à cette règle et on peut dire que les choses ont empirées depuis la saison 4. Big Bang Theory est parti en sucette dès la troisième saison avec ce que j’appelle désormais la contamination nauséabonde du féminisme. La série a commencée à utiliser des références extrêmement féministes où nos 4 lascars qui sont quand même titulaires d’un doctorat (enfin 3, Howard étant un ingénieur) passent pour des crétins attardés et où les femmes leur apprennent les leçons de la vie.

big-bang-theory-saison-5_2

 

La popularité de Big Bang Theory se basait sur la justesse de ses références technologies, ainsi il était très rare qu’une série parle des forums d’Ubuntu ou de Windows 7, mais ça, c’était pour les premières saisons. L’apparition de personnalités célèbres tels que Steve Wozniak, l’un des fondateurs d’Apple pendant la saison 4, n’a pas suffit pas rattraper la descente dans l’enfer de la médiocrité. Le problème de Big Bang Theory saison 5 est que le scénario a mis ces références technologiques au rang de simples accessoires alors qu’ils devaient en être la pierre angulaire. Big Bang Theory ne peut que s’attirer la haine des passionnés de technologie quand on les compare à des adolescents boutonneux et qui n’ont aucune connaissance du monde dans lequel ils vivent.

Cependant, certaines scènes de Big Bang Theory méritent quand même le détour et des personnalités continuent de faire leur apparition. L’une des plus remarquables est le physicien Stephen Hawking qui apparait pour la première fois dans le 21e épisode de la 5e saison et il parait qu’on l’entend aussi dans la 6e saison (que je n’ai pas encore vu).

big-bang-theory-saison-5_3

 

Cela reste un exploit d’inviter Stephen Hawking dans une Sitcom de ce type, mais le reste de Big Bang Theory est tout simplement à jeter. Les relations amoureuses ont complètement contaminées le synopsis original et c’est vraiment dommage. Certes, Big Bang Theory saison 5 a fait de bons chiffres en termes d’audimat, mais c’est auprès d’un public lambda qui ne comprend rien aux insultes faits aux Geeks (oui, j’ai fini par écrire ce mot) et qui compare Big Bang Moderne à Modern Family.

big-bang-theory-saison-5_4

 

Finalement, je donne une note de 3/10 à Big Bang Theory saison 5 en espérant que la saison 6 sera un peu plus potable, mais j’en doute fort !

mardi, avril 02, 2013

Critique de la série The Killing II


A première, la série The Killing II semble extrêmement ennuyeuse et ceux qui lisent mes critiques sur ce blog savent que je n’aime pas les séries lentes d’où mon dégout pour Breaking Bad… Cependant, au fil des épisodes, j’ai vraiment aimé la série The Killing II, car j’ai toujours dit que la caractéristique d’une bonne série est qu’on ne s’ennuie pas quelque que ce soit le sujet de la série. Et c’est ce que j’ai retrouvé avec la série The Killing II. Notons au passage que j’ai pu attraper que la seconde saison, mais j’ai pu me rendre compte assez rapidement de l’histoire.

critique-serie-the-killing_1

Comme son nom l’indique, la série The Killing II est un genre policier en mettant en scène deux enquêteurs sur le meurtre d’une jeune fille. Les enquêteurs sont une femme et un homme et déjà, la principale différence est qu’on est loin des super inspecteurs parfaits qu’on retrouve dans d’autres séries. Ils ont chacun leurs problèmes et ils tentent de concilier tant bien que mal leur travail avec leur vie personnelle plutôt chaotique. Le meurtre de la jeune occupe toute la trame de l’histoire et ce crime est au centre d’une bataille politique avec deux candidats. L’un des candidats a été accusé à tort du crime en question, mais il s’avère au final que le scénario était bien plus complexe.

 

critique-serie-the-killing_2

 

A bien des égards, la série The Killing II tente de surfer sur le genre de Wired ou The Shield avec des policiers qui se prennent des coups et qui avancent en surmontant difficilement tous les obstacles. Les deux enquêteurs vont devoir se battre contre tout en se faisant tabasser ou même interné dans un asile psychiatrique. On est à des kilomètres du genre de série où les politiciens débarquent et tout le monde se met au garde à vous. L’ensemble de la série The Killing II est très réaliste et le drame est omniprésent. La famille de la victime joue également un rôle dans la série avec un va et vient intéressant entre l’enquête et les problèmes de la famille. Une famille déchirée par la perte et qui est vulnérable à toutes les exploitations par les autres sur ce drame en question.

Le magazine USA Today a déclaré au sujet de la série The Killing II que c’est l’une des meilleures séries dramatiques au monde et pour être honnête, je suis parfaitement d’accord. Parfois, on est dégouté devant les saloperies de la nature humaine avec les différents protagonistes de la série The Killing II. Tout est bon du moment qu’on gagne et qu’on devient riche et célèbre. Mais la chute ou le final de la série The Killing II est juste énorme. Le retournement de situation est assez incroyable et on n’a que que la pitié pour la personne qui a commis le meurtre de cette fille…Si, si ! Regardez-la et vous verrez.

 

critique-serie-the-killing_3

 

Sur de nombreux aspects, la série The Killing II me rappelle beaucoup les productions allemandes avec leurs décors et leurs personnages très sobres. D’où la preuve qu’une production américaine peut tirer son épingle du jeu si elle ose aller à contre-courant des tendances actuelles des superflics. Si vous avez aimé The Wired ou The Shield ou évidemment le premier The Killing, vous serez enchanté par la série The Killing II. Le seul bémol est la lenteur des épisodes. Cela se traine sans cesse et on a l’impression que les choses ne bougent pas, mais on finit par s’y habituer et on comprend que c’est le message sous-jacent de la série The Killing II, à savoir, on trébuche à chaque pas pour arriver jusqu’à la fin et là, on s’aperçoit qu’une autre merde va nous tomber dessus sans nous laisser le temps de respirer.

En conclusion, on peut dire que la série The Killing II est excellente même si elle ne plaira pas à tout le monde. Sur ma notation, je donne une note de 8/10 à cette série.

Critique de la série Hunted


 

Hunted est une série que j’ai découvert par hasard et que j’ai vraiment apprécié par son authenticité et son approche assez éloignée des productions américaines. Même si le scénario surfe sur l’espionnage, on sent un aspect rafraichissant que ce soit dans la performance des personnages ou le scénario. La série Hunted met en scène une jeune espionne qui se blesse gravement au cours d’une mission et qui veut découvrir la vérité sur ce qui lui est arrivé par ses propres moyens. Scénario assez classique en somme, mais la différence est que l’espionne travaille pour une entreprise privée comme une mercenaire. Une autre différence fondamentale est que la série Hunted est une production anglaise. On verra ainsi la superbe ville de Londres, mais surtout une façon de tournage qui est aux antipodes des séries américaines.

critique-serie-hunted

 

Que ce soit la façon de parler, de bouger ou même de raconter l’histoire, tout est différent et c’est ce qui m’a plus dans cette série. La violence est parfaitement dosée. Les séries américaines ne connaissent pas l’équilibre dans ce domaine, car soit, c’est outrageusement violent tels que True Blood ou Game of Throne, soit c’est la violence est insignifiante avec un aspect lisse qui nous fait chier un max plutôt qu’autre chose.

Ainsi, un des personnages de la série Hunted, un tueur, a coutume de tuer ses cibles en leur enfonçant une seringue dans l’œil pour éviter de laisser la moindre trace. Quand on a vu une pareille chose, je peux vous dire que les séries américaines peuvent aller se rhabiller. Mais ce qui différencie vraiment la série Hunted des autres est son scénario qui est plutôt bien foutu. Même si les scènes sont prévisibles, il arrive qu’on soit surpris par la tournure des évènements, mais ce n’est pas le foutu Deux Ex Machina typique des séries américaines. Si vous avez la chance de la voir, vous remarquerez certaines similitudes avec la série Homeland que j’ai trouvé plus que décevant. Je dirais que Hunted est bien plus supérieur à Homeland, notamment par l’authenticité du jeu d’acteurs et l’originalité du scénario. Une série américaine va toujours se concentrer sur la lutte contre le terrorisme avec les méchants musulmans d’un coté et les très gentils américains de l’autre. Dans la série Hunted, les rôles sont flous et c’est ce qui fait le charme de cette série. On n’hésite pas à utiliser tous les coups bas pour arriver à ses fins.

On retrouve le charme So British dans tous les aspects de la série Hunted. Et on est content que le cinéma anglais et les séries anglaises commencent à se faire une place par rapport à une hégémonie des productions américaines qui frisent parfois avec une médiocrité sans limite.

En conclusion, on peut dire que la série Hunted mérite le détour même si les derniers épisodes manquaient un peu de punch comparé aux premiers. On doit espérer que la prochaine saison, s’il y en a, ne va pas baisser en qualité, car on a vu de nombreuses séries qui ont fait des démarrages fracassants, mais qui se sont ratatinées au bout du compte. Sur ma notation personnelle, je donne une note de 7/10 sur la série Hunted.

dimanche, mars 10, 2013

L’excision des femmes en Islam


 

L’excision des femmes en Islam a lancé un vaste débat sur de nombreux pays sur la légitimité ou non de cette pratique. On peut dire qu’une grande partie refuse cette pratique en estimant qu’elle n’a aucune base juridique et dont l’objectif est de rabaisser la femme dans la société. Quelques pétitions ont circulées demandant l’interdiction de cette pratique sous la forme d’une Fatwa. Cependant, il est faux de dire que l’excision est interdite en Islam, car elle est un dérivé de la circoncision qui est obligatoire pour les hommes. Il y a plusieurs écrits qui attestent de la pratique de l’excision, mais le principal concerne les 5 rites purificatoires qui sont :

 

  • La coupure des ongles
  • Arranger la moustache
  • Le rasage des poils pubiens
  • Le rasage des poils sous les aisselles
  • La circoncision

 

Les académiciens ont estimés que ces pratiques sont valables à la fois pour les hommes et les femmes incluant la circoncision. Un autre hadith plutôt controversé concerne la relation sexuelle où il est fait mention de la rencontre des deux parties circoncises de l’homme et la femme et où la purification (Ghusul) est obligatoire. De ce fait, il est totalement idiot de dire que l’excision est interdite en Islam, car cette pratique a perdurée depuis des siècles. Les mouvements de contestation sont surtout des personnes qui sont conditionnés par une société occidentalisée et qui confondent les variantes de l’excision. Il existe trois types d’excision allant de la plus légère jusqu’à l’ablation totale. Et cette dernière est interdite en Islam tandis que la première est sans conséquence et c’est elle qu’on prescrit. A une femme de Médine qui pratiquait l’excision, le Prophète aurait déclaré que l’ablation doit être moindre que celle des hommes indiquant qu’on fait référence à l’ablation la plus légère et la moins douloureuse.

Ensuite, on a des médecins et des scientifiques qui déconseillent ces pratiques à cause des risques encourus. On doit comprendre qu’il s’agit de l’opinion individuelle et non d’études qui prouvent la dangerosité de cette pratique. Aucune étude ne mentionne le fait que l’excision a généré des problèmes pour la femme que ce soit au niveau de sa santé ou même de son épanouissement sexuel. Ce qui est interdit est la pratique traditionnelle de l’excision qui comporte des risques. Cette pratique traditionnelle implique que ce sont des membres de la famille qui la pratiquent au lieu de faire appel à des personnes compétentes. Et cette pratique doit être proscrite, car elle perpétue des traditions injustes plutôt que le respect de la loi islamique.

Le problème étant que l’excision est illégale dans la plupart des pays, car elle s’apparente à de la mutilation et une attaque contre les droits fondamentaux de l’être humain. La liberté de culte ne peut être utilisée pour justifier l’excision au regard de la loi, car elle est secondaire par rapport aux droits fondamentaux. Maintenant, est-ce que l’excision est obligatoire pour les femmes en Islam ? Et bien non ! Elle est obligatoire pour les hommes et recommandée pour les femmes. On a coutume de dire que cette pratique est un honneur pour les femmes si elle suit un cadre parfaitement réglementé. Quoi qu’il en soit, l’excision est minoritaire de nos jours et elle est surtout pratiquée en Afrique, au Maghreb et certains Etats en Inde.

lundi, mars 04, 2013

Critique de la série Revenge


 

La série Revenge est déjà sortie depuis 2011/2012, mais ce n’est que maintenant que j’ai eu l’occasion de la voir. Mon impression sur la première saison est plutôt mitigée malgré un bon départ. Et j’avais décidé de zapper la critique de la série Revenge jusqu’à ce que je regarde la seconde saison où je dois dire qu’ils ont arrangés pas mal de choses. Le style de la série Revenge est un mélange de Monte-Cristo et de Dallas même si ce dernier prend totalement le pas sur la seconde saison. La série Revenge raconte l’histoire d’Emily Thorne (interprétée par Emily Vancamp) qui veut se venger de la famille Grayson  qui a accusée son père à tort et qu’il est mort en prison. Donc, sa fille, Emily Thorne, hérite d’une grosse fortune et elle décide de se venger de cette famille en faisant payer tous les coupables. Et on sent immédiatement l’inspiration d’Edmond Dantès et de Monte-Cristo sauf que cette fois, Dantès se balade en mini-jupe, révolution des mœurs et féminisme oblige !

critique-serie-revenge_1

Les premiers épisodes de la première saison ont étés vraiment intéressants, car chaque épisode concernait la vengeance d’un coupable. On s’identifiait à cette jeune femme qui veut se venger de ses ennemis, mais la suite est devenu un peu du n’importe quoi. De nos jours, les séries américaines abusent énormément du Deus Ex Machina qui indique un rebondissement dans le scénario. Une fois, ça va, deux fois, ça peut aller, mais systématiquement, cela devient incohérent et on s’emmerde devant les épisodes. Et c’était ma principale critique de la série Homeland. Il y a certains personnages qui sont totalement inutiles et qui servent uniquement de faire-valoir à ces zolies demoiselles qui se crêpent le chignon. Dans la première image, on voit le plus bel exemple de ce personnage inutile. Ce joyeux luron est un ami du père d’Emily Thorne qui a investi dans son entreprise sur internet alors que personne ne croyait en lui. Et évidemment, ce personnage s’inspire de Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook. Mais ce personnage est une telle poule mouillée qu’on se demande si quelqu’un a vraiment bien lu le scénario. Et en plus, il est gay (à vérifier) ce qui est plutôt très féministe comme approche scénaristique.

critique-serie-revenge_2

Le rôle de Victoria Grayson est plutôt bien interprétée. En bref, c’est la garce avec un G majuscule qui fait tout ce qu’elle peut pour atteindre ses objectifs et si ces derniers impliquent de laisser des cadavres à la traine, alors ainsi soit-il. Que ce soit le physique, le langage et la prestance, l’actrice joue parfaitement son rôle. Mais l’une de mes principales critiques de la série Revenge Saison 1 est que le scénario se détourne énormément du concept de vengeance pour utiliser celui des séries telles que Dallas ou Dynastie. C’est une querelle entre des familles riches et puissantes et la mission d’Emily Thorne ne devient qu’un accessoire de seconde zone pour meubler ces querelles. Donc, j’ai été assez déçu par la première saison et généralement, je ne regarde pas les autres saisons si je n’ai pas aimé la première. Mais comme il n’y a pas beaucoup de bonnes séries en ce moment, j’ai quand même tenté ma chance avec la seconde saison de Revenge et miracle, on retrouve le suspens et un certaine cohérence dans l’histoire.

Le fait est que les producteurs ont décidés d’abandonner le concept de vengeance pour privilégier l’approche de Dallas et des intrigues propres à ce type de série. Et même s’il y a toujours ces putains de Deus Ex Machina, par exemple, Victoria Grayson, qui se fait sauter dans un avion, est miraculeusement ressuscité dans la seconde saison ! Les producteurs ont sans doute remarqué que sans ce personnage, la série perdrait énormément de son intérêt. Donc, les rebondissements s’enchainent pour la seconde saison de Revenge, mais cette fois, ces coups de théâtre s’inscrivent dans un tissage cohérent du scénario. C’est parfois difficile à avaler, mais ça tient quand même la route. On est assez éberlué par le changement du comportement de Nolan (le mec gay) qui devient subitement hétéro et qui tombe même sous le charme d’une indienne (Ah ! l’intégration des hindous dans la société et le Show-Biz américain).

critique-serie-revenge_3

Le suspend est omniprésent alors que je n’en suis qu’à la moitié de cette saison, mais je dois admettre que les scénaristes se sont rattrapés en beauté après le couac de la première saison. Donc, ma critique sur la série Revenge est que c’est une excellente série directement dans la lignée des grandes sagas avec les coups bas et les magouilles des puissants de ce monde. On y voit la puissance de l’argent et du pouvoir qui broie sans aucune pitié les victimes qui se dressent sur leur chemin. Sur ma note, je donne un 8/10 sur la série Revenge. Bien sûr, vous pouvez zapper la première saison pour profiter de la seconde qui est de bien meilleure facture, mais l’intrigue est tellement complexe que vous n’y comprendrez rien.

vendredi, mars 01, 2013

Critique sur Django Unchained


 

Je viens enfin de voir le film Django Unchained dont les médias ont tant vantés les mérites et force est de constater qu’ils ont raison en partie, mais ce n’est pas le chef d’œuvre que certaines critiques avancent. Django Unchained raconte la vie d’un esclave qui a été libéré et qui fait équipe avec un chasseur de prime pour retrouver sa femme et tuer tout ce qui bouge sur le chemin. Le scénario est d’une simplicité navrante, mais la brutalité et la violence sont outrageusement distillées typiques des films de Quentin Tarantino. Du sang en hectolitre, des scènes d’une violence extrême envers les esclaves hommes ou femmes et une haine détestable des blancs esclavagistes.

critique-django-unchained_1

Quentin Tarantino semble faire une fixation sur les allemands et leur prétendue supériorité face aux américains. Car l’un des gentils dans Django Unchained est interprété par Christoph Waltz qui jouait déjà un agent de la gestapo dans Inglourious Bastard. C’est lui qui libère Django interprété par Jamie Foxx pour aller massacrer et tuer comme tout chasseurs de prime qui se respecte. On retrouve également le langage stylé des étrangers comparé aux langages bouseux des méchants américains. Les critiques sur Django Unchained qui ont dit que c’était un Western sont des aveugles ou des cons ou les deux, car ce film n’a rien d’un Western, mais une succession de scènes ultra-violentes avec en toile de fond des concepts empruntés à l’esclavagisme et la chasse pour la prime.

critique-django-unchained_2

Je dois dire que l’interprétation de Jamie Foxx dans le rôle de Django Unchained est superbe. Il a la carrure, la personnalité et même la voix d’un Django. Pour les ignorants du style Far West, Django était un légendaire chasseur de prime et certains disent qu’il avait tué des centaines de personnes. On disait aussi qu’il était d’origine mexicaine tandis que d’autres avançaient que c’était un métis noir. Il y a près d’une dizaines de films du Far West qui ont été tournés sur Django, mais Django Unchained mérite l’une des dernières places par son scénario simpliste et abracadabrant. Premièrement, un noir n’aurait jamais pu survivre aussi longtemps dans cette période où l’esclavagisme était une chose banale.

Leonardo DiCaprio interprète le rôle du propriétaire qui possède la femme de Django et il est un sadique et un raciste de la pire espèce. Comme d’habitude, Di Caprio nous offre une prestation exemplaire même s’il n’est pas fait pour les seconds rôles et c’est ce qu’il est malgré les apparences.

critique-django-unchained_3

Enfin, Samuel L. Jackson interprète le rôle d’un vieil esclave noir qui a complètement retourné sa veste et a été conditionné par ses maitres pendant toutes ces années. C’est même lui qui arrive à stopper Django pendant un certain temps avant que celui-ci ne fasse tout péter. Je dois dire que Samuel L. Jackson est loin d’être convaincant, car il n’est absolument pas fait pour les mauvais rôles. Le seul où il a réussi est le film Indestructible avec Bruce Willis. En conclusion, mon avis sur Django Unchained est que c’est un film bon, mais sans plus. C’est du pur Tarantino et j’ai même accéléré certaines scènes tellement c’était prévisible. NON, ce n’est pas le meilleur film, et NON, il fait vraiment pâle figure à coté des films légendaires du Western tel qu’Il était une fois ou Le bon, la brute et le truand.